Instruments DKB

Le TIBWA : Deux bâtons, de longueur égale, taillées dans du bois dur et sec, et ayant une fonction de récurrence rythmique (donner et maintenir le rythme) dans la musique danmyé-kalennda-bèlè. Il se joue à l'arrière du "tanbou" ou, pour certaines musiques, sur un morceau de bambou.

 

Le TANBOU : Fait d'un tonneau de forme conique, de grosseur variable selon la musique exécutée, recouvert d'une membrane en peau de cabrit ou de mouton à l'une de ses extrémités. Le tanbou danmyé ou bèlè ou kalennda (appelé encore tanbou déjanbé ou tanbou fès ou tanbou bonda) se joue couché, le "tanbouyé" étant assis à califourchon. Son jeu mobilise main droite, main gauche et talon. Selon les musiques exécutées et les régions, on joue avec un seul tanbou et le tibwa ou encore avec deux ou trois tanbou sans ou avec tibwa.

Il existe d'autres tanbou (tanbou dibas, tanbou doumbédoum) utilisés pour l'exécution de musiques afro-martiniquaises autres que le danmyé-kalennda-bèlè. Il existe aussi les tambours indiens utilisés lors des cérémonies religieuses indiennes.

 

Le CHACHA : Cylindre métallique (de grosseur variable) dans lequel on introduit des graines (issues de certains arbres de la Martinique). C'est le mouvement des graines dans le cylindre manié (à une ou deux mains) par le "chachayé" qui crée la musique. Le chacha est utilisé dans la musique bèlè de certaines régions du sud, ou encore comme le tanbou doumbédoum dans la musique chouval bwa, ou encore comme le tanbou dibas dans les musiques de noël ou les musiques de bals ruraux.

 

Le SIYAK : Morceau de bambou strié plus ou moins profondément, et sur lequel on fait aller et venir deux petites baguettes de bois (l'une tenue à la main gauche, l'autre à la main droite) pour obtenir la musique désirée. Le "siyakè" se tient debout, le siyak coincé entre son abdomen et une paroi (de préférence en bois). Le siyak est plutôt utilisé dans les musiques de noël ou les musiques de bals ruraux.

 

LAVWA : c'est le chanteur. Les chants sont composés d'une réponse reprise régulièrement par le choeur et de vers ou de couplets placés entre chaque réponse et dits par le chanteur.

 

LAVWA DEYE : C'est le choeur.