LONNÈ RESPÉ BA MISIÉ Apollon VALLADE

 

Lonnè-respé ba Raymond Apollon VALLADE

 

Dimanch 28 janvié 2018, an fen matiné-a, Misié Vallade pati kité nou. Sa soukwé tout moun bèlè épi danmyé. Sété an bon moun, an moun tout moun té enmen. « I viv an lavi-a, i fè lavi-a viv ». Tras-la i ka kité a pofon. Sé an fos pou kilti-nou viv !

Misié Vallade té manm a lonnè Coordination Lawonn bèlè. Pou rann li omaj, nou ka ripran épi ajisté an teks nou té fè an 1999 épi an 2010. I ka ba an bon lidé anlè lavi Misié Vallade é anlè sa nou dwé’y.

 

Mèsi, Misié Vallade ! Bon vwayaj !

Raymond Apollon VALLADE est né en mars 1923 au quartier Ferme Saint Jacques à Sainte-Marie.

Il exerce le métier d’ouvrier agricole puis est employé pendant 18 ans par la Ville de Fort-de-France  jusqu’à sa retraite.

C’est le doyen des tanbouyé samaritains encore en activité.

Il apprend son art en observant et en fréquentant les tanbouyé les plus célèbres de la musique danmyé-kalennda-bèlè de Sainte-Marie : Féfé MAROLANY, GALFÉTÈ, Oscar FALIERO, Raymond JONATAS, « Misié DILOJ »  et surtout Jean ANNETTE dont il s’inspire principalement.

A 12 ans, il commence à jouer et, dès l’âge de 15 ans, on le sollicite un peu partout pour animer des swaré bèlè. Dès lors, il côtoie la plupart des grandes figures du danmyé-kalennda-bèlè de Sainte-Marie qu’il accompagne de sa musique : son beau-frère Stéphane CEBAREC dit BLANCHARD ainsi que Clémence BONIFACE (les deux grands compositeurs de la première moitié du siècle) et aussi Gabriel FLAVI, Joseph NEGROBAR (chanteurs de bèlè) et Madame SAINT-ANGE (« Manzè Viktwar », mère de Ti Emile, l’une des plus réputées des danseuses bèlè)… Outre son activité de tanbouyé, il pratique aussi le combat danmyé avec un style marqué davantage par l’utilisation des pieds et poings (« kout pwenkout tjok ») que par la lutte.

Lorsque Ti Emile s’installe à Fort-de-France en 1970, au Centre culturel Jean-Marie Serreau (ex pit Dillon), Raymond VALLADE est son premier tanbouyé, et ce durant près de huit ans. Par la suite, il accompagne Ti Raoul GRIVALLIERS un peu partout pendant environ sept ans. Avec ces deux chanteurs, il parcourt presque toute la Martinique (« sauf Grand-Rivière, Macouba, Prêcheur » comme il aime le dire). Il se rend à l’étranger également : Sainte-Lucie, Guadeloupe, France, Etats-Unis …

(…) Raymond VALLADE a contribué activement au mouvement de renouveau de la culture danmyé-kalennda-bèlè : il était membre d’honneur actif de Coordination Lawonn Bèlè ; il a continué de faire résonner sa musique si particulière et si entraînante dans un grand nombre de swaré bèlè et de rendez-vous danmyé ; il a aidé ainsi à la formation de nombreux jeunes tanbouyé et leur a prodigué volontiers conseils et encouragements…

Malgré son immense talent, Raymond VALLADE ne s’est jamais laissé surprendre ni posséder par les démons du vedettariat et de l’arrogance. Il est resté humble et respectueux des autres, de leur travail et de leur talent. C’était un être séduisant, par sa musique certes, et tellement aussi par sa gentillesse et sa disponibilité.

 

Sa vré, nou péké wè lanmen’w ka dansé asou tanbou-a ankò, nou péké wè talon’w ka vini karésé tanbou-a ankò men, sa ki té an fondok tjè’w, ou ba nou’y.

Ou trasé ba nou chimen pou rédé nou enmen bèlè-a, men pou  nou rété adan Larel bèlè-a tou.  

Nou péké bliyé  lè’w té ka di  nou :

 

« Érezman man pa té kouté yo, pas sé tanbou ki mennen mwen la man yé jòdi-a »

« Mwen pé pa lésé, mwen enmen sa ! … Épi fok man endé lé jenn monté »

 

                                                                       Komité lézalié de Coordination Lawonn Bèlè

 Ecrit et actualisé en 1999 et 2010 (à l’occasion des Festivals culturels de Fort-de-France), actualisé en 2018. 

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